Un automne au Portugal avec L’A.B.S.C.V.A
23-30 octobre 2019, 19-20 degrés, 53 voyageurs
Porto et porto : La deuxième plus grande ville du Portugal traversée par le
fleuve Douro, avant qu’il ne se jette dans l’océan Atlantique. On la surnomme aussi la « ville des ponts », des ponts qui permettent aux voitures et aux trains de relier les deux rives du fleuve (comme le Sao Joao de 1991 qui a remplacé le Maria Pia conçu en arc métallique par Gustave Eiffel en 1877, aujourd’hui désaffecté). Porto, le vin, et la famille Porças qui en produit depuis 1918 dans la vallée du Douro. Dans son chai, certains vins vieillissent depuis plus de 100 ans.
Obidos, ville médiévale de 4 000 habitants à quelque 240 km de Porto. Murailles, rues pavées et étroites, maisons blanchies à la chaux, églises… sont sublimées au printemps par les bougainvilliers et géraniums en fleurs. Cette petite bourgade a réussi le pari d’avoir son festival international du chocolat alors qu’aucun cacaoyer n’a jamais poussé dans la région. Par contre, des cerises griottes, oui. La dégustation de ginjinha (liqueur de cerises) dans une tasse en chocolat ne laisse pas indifférent.
Riz, une des principales cultures au Portugal (rizières dans le bassin du Mondego, Figuera da Foz, Coimbra) avec le maïs, les pommes, les poires et les cerises. Quotidien, populaire, le riz est l’accompagnement habituel des plats portugais (poulet, morue et autres poissons et fruits de mer). L’élevage reste confidentiel. Le lait produit par les vaches, chèvres et brebis reste au pays et sert à la transformation en yaourts et fromages. On ne sert que très rarement du fromage aux repas, si ce n’est lors des grandes occasions.
Treize comme 13 mai, 13 juin, 13 juillet, 13 septembre, 13 octobre 1917, des dates essentielles pour Lucia, Francisco et Jacinta, trois petits bergers de 7 à 10 ans, qui avaient juré être les témoins d’apparition de la Vierge Marie depuis 1915. Une forme transparente qui leur parlait et leur demandait de prier. Les habitants de Fatima les plus sceptiques se sont rendu à l’évidence lorsque le 13 octobre 1917 vers midi, alors que la tempête sévit sur la région, la pluie torrentielle s’arrête, le soleil brille et se met à tourner sur lui-même. 70 000 personnes assistent au phénomène. C’est aussi le 13 mai 1981 qu’a lieu la tentative d’attentat sur le pape Jean-Paul II, place Saint-Pierre. Aujourd’hui, Fatima est devenue un lieu de pèlerinage pour le monde entier. On y trouve la Croix, la chapelle des Apparitions, la basilique Notre-Dame-du-Rosaire (1928) et la basilique de la Sainte-Trinité (2007). Cette dernière, avec ses 8 633 sièges et 40 000 m2, est –en capacité- la quatrième plus grande église catholique du monde. Sa construction a coûté plus de 60 millions d’euros, entièrement financée par les dons des pèlerins.
Université de Coimbra (ancienne capitale du Portugal) : l’une des plus anciennes universités au monde, élue cité de la lumière et de la culture. Elle occupe un ancien palais royal médiéval, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Sa bibliothèque Joanina a été construite entre 1717et 1728. Elle abrite plusieurs dizaines de milliers d’ouvrages précieux. Dans la série des architectures remarquables, citons aussi le monastère de Santa Maria da Vitoria à Batalha et sa dentelle de pierre manuéline, le château des Templiers à Tomar, le palais du parc national de Buçaco transformé en hôtel de luxe ou encore la tour de Bélem et le monastère des Hiéronymites (inscrit au patrimoine de l’Unesco) à Lisbonne.
Gourmandises : Difficile de résister à la dégustation des fameux pasteis de Nata, de Belem ou encore de Tentugal, pâtisseries feuilletées garnies de flanc crémeux. Une consolation aussi pour celles et ceux qui se lassent des soupes au chou, des riz-haricots rouges, des salades de flageolets-thon…
Arbres : Le Portugal est le premier producteur au monde deliège (issu du chêne liège) avec 50 % de la production mondiale. D’autres essences peuplent les forêts : l’eucalyptus (pour la fabrication de la pâte à papier et pour sa résistance aux incendies ravageurs) et le pin utilisé pour la fabrication des meubles et pour sa résine. 90 % des forêts sont privées. Elles appartiennent à des entreprises et des particuliers. Ces derniers ne s’occupent guère de l’entretien de leurs parcelles pour des raisons de coût, d’éloignement, de l’âge avancé des propriétaires, etc. Les feux de forêt sont souvent liés à ces terrains en friche. Un tiers du Portugal ne serait pas cadastré faute de connaître les propriétaires de terrains.
Lisboa ou Lisbonne, la capitale, bâtie sur sept collines, à l’embouchure du fleuve, le Tage. Deux ouvrages le traversent : le pont du 25-avril et le pont Vasco-de-Gama. Un tremblement de terre, le 1er novembre 1755, suivi d’un tsunami et d’incendies, ont détruit la ville et provoqué la mort de plus de 50 000 personnes. Aujourd’hui, on compte près de 550 000 de Lisboètes (habitants de Lisbonne).
C’est aussi de Lisbonne qu’a décollé l’avion ramenant les voyageurs de Robert Wilhelm en France par un passage en Suisse, à Zurich.
Odile Boutserin



