A.B.S.C.V.A Dresden du 12 au 16 Décembre 2022
Voyage à Dresden : comme un avant-goût de Noël
Pour son tout dernier séjour touristique de l’année 2022, l’ABSCVA et son président Robert Wilhelm ont conduit une trentaine de voyageurs à Dresden en Allemagne, du 12 au 16 décembre. Dès l’arrivée dans le land de Saxe, le décor était planté avec neige, températures glaciales et… glissades assurées. Mais pas de quoi refroidir le moral des troupes ! Et quand bien même, les glühwein, christstollen et autres bratwurst ont eu vite fait de redonner du baume au cœur et au corps. Les Mosellans, ou plutôt la « chorale du bus », ont mis l’ambiance en reprenant en chœur O Tannenbaum et Petit papa Noël. Des refrains de circonstance sur le chemin menant à l’un des plus vieux marchés de Noël au monde, le Striezelmarkt. Et pour marquer cette 588e édition, les chalets de bois étaient richement décorés, généreusement achalandés et largement sublimés par les lumières dès la nuit tombée.
L’or blanc de Meissen
Si leur odorat était sans cesse en alerte, les touristes en ont aussi pris plein les yeux lors de la visite de la manufacture et du musée de porcelaine de Meissen, l’écrin de l’une des plus précieuses collections de céramique au monde. Une ode à la finesse, au savoir-faire, à la création, à la beauté exaltée de ces trois derniers siècles. Petite parenthèse historique : le procédé de fabrication de la porcelaine européenne (détenu jusqu’alors par la Chine) a été mis au point sous l’impulsion d’Auguste le Fort (prince électeur de Saxe, roi de Pologne et grand-duc de Lituanie). Fondée en 1712, la manufacture aux deux épées entrecroisées était hébergée au château d’Albrechtburg jusqu’à ce qu’elle s’installe au pied de la colline de Meissen en 1865. Elle est toujours en activité (454 employés) grâce au soutien du land de Saxe et malgré la difficile conjoncture économique et le désintérêt du public en Allemagne comme à l’international sachant que 60 % de la production est exportée vers de riches clients.
Moment de grâce
Même éblouissement au musée de la Voûte verte (situé dans le château de la résidence de Dresde) avec des chefs d’œuvre de joaillerie et orfèvrerie, des sculptures et statuettes en ivoire, nacre ou encore ornées de pierres précieuses. Les oreilles des voyageurs ont également eu droit à leur moment de grâce lors de la représentation du conte lyrique d’Antonin Dvorak, Rusalka, au Semperoper de Dresden. Cet opéra, style renaissance italienne, a su se relever après un incendie en 1869 et les lâchers de bombes US en 1944. Le bâtiment a été reconstruit à l’identique et inauguré en 1974 avant de subir l’inondation du siècle, en 2002, lors d’une crue de l’Elbe. D’autres monuments historiques comme la Frauenkirch, la cathédrale de la Sainte-Trinité, le château de chasse de Moritzburg n’ont pas, non plus, laissé de glace les visiteurs.
Danke schön à Heideline, la guide franco-allemande, à Fabrice, le chauffeur de bus, à Robert, heureux comme un gamin devant la hotte du père Noël, lorsqu’il s’agit de retourner « en opex » en Allemagne, sa seconde patrie !
Odile BOUTSERIN



